01
2012
Les recettes du succès de Nos Quartiers ont des Talents
Le 14 et 15 décembre dernier, l’association Nos quartiers ont des Talents (NQT) a soufflé sa sixième bougie. NQT est une association qui aide les jeunes diplômés issus de quartiers populaires à trouver un emploi. Depuis sa création, elle a intégré 10 760 jeunes dans le dispositif, dont 75% ont trouvé un emploi à la hauteur de leur qualification. NQT est un catalyseur qui permet aux jeunes d’avoir « 10 fois plus de chances de trouver un emploi ». Cette année, 3 600 jeunes sont dans le dispositif pour 3 000 parrains.
Les jeunes de quartiers ont cinq fois moins de chance d’obtenir un entretien d’embauche
L’association est née de la rencontre entre Yazid Chir (Président de Néocles) et Reynald Rimbault. Ces derniers, membres du MEDEF 93 Ouest, ont constaté que la Seine-Saint-Denis était vectrice d’un boom économique et que, paradoxalement, il y avait peu de recrutement local. Yazid Chir se souvient « qu’à l’époque où nous voulions créer NQT, l’Observatoire sur la discrimination avait sorti une étude qui stipulait que les jeunes résidents de Seine-Saint-Denis avaient cinq fois de moins de chance, par rapport à la moyenne nationale, d’avoir un entretien d’embauche ».
C’est en essayant de comprendre ce constat que les deux fondateurs ont senti la nécessité de créer une association capable de « tordre les préjugés » : d’une part, déconstruire les idées négatives qui peuvent subsister parmi certaines entreprises sur ce territoire et, d’autre part, aider les jeunes diplômés à gagner confiance en eux tout en apprenant à s’intégrer dans le monde de l’entreprise.
Le succès réside dans la prise en charge du jeune diplômé par un parrain lire la suite →
L’originalité de Nos Quartiers ont des Talents est qu’elle « génère des rencontres qui n’auraient pas lieu », comme nous l’explique Yazid Chir car NQT propose aux entreprises de mobiliser leurs collaborateurs pour qu’ils accompagnent les jeunes diplômés dans leur recherche d’emploi.
12
2011
SNCF : Attention un train peut cacher une voiture !
C’est depuis 2009 que la SNCF planche sur le covoiturage, avec l’objectif de freiner l’utilisation des véhicules particuliers et, par conséquent, de limiter la pollution et pallier la saturation des parkings et le manque de transports publics urbains dans les couronnes éloignées de Paris.
Pour participer au développement du covoiturage, la SNCF, en partenariat avec Green Cove Ingénierie – fondateur de 123envoiture, a mis en place un site internet qui propose des services de covoiturage dans 23 gares tests. Le site fonctionne comme tous les sites proposant ce type de service. Il suffit de s’inscrire et, en fonction de ses besoins, de rechercher un trajet compatible à la demande, puis de contacter le « covoitureur » pour s’accorder sur les modalités de covoiturage. Rien d’original en somme.
Deux ans plus tard, le site compte 1022 inscrits. Ce qui est peu, quand on sait que la SNCF estime à près de 8 000 le nombre de clients du Transilien pouvant être intéressés par le covoiturage.
Cela ne désarme pas la SNCF. Au contraire, convaincue du fort potentiel du covoiturage, la SNCF se lance un nouveau défi, celui du covoiturage dynamique.
11
2011
Danone : les bonus des dirigeants indexés sur l’environnement et le bien être des salariés
Danone motive ses dirigeants à prendre en compte les critères socio-environnementaux en indexant leur salaire
Dans le contexte économique et financier actuel, les bonus des dirigeants sont de plus en plus mal perçus par l’opinion publique, à l’heure où les licenciements et le stress au travail augmentent. Les entreprises du CAC 40 tentent de concilier la performance économique avec la prise en compte de leur responsabilité sociétale. La plupart ont misé sur la communication interne et la sensibilisation des salariés, afin de motiver ces derniers à mieux incorporer les thématiques de développement durable dans l’exercice de leurs fonctions. D’autres sont passées à un niveau supérieur en utilisant les bonus comme moyen de pression afin que le développement durable soit effectivement pris en compte.
Danone en est la figure de proue ; en effet, depuis 2008, les bonus de ses dirigeants (soit 1500 cadres) sont indexés sur des critères sociétaux (c’est-à -dire environnementaux et sociaux), y compris ceux des dirigeants siégeant au Conseil d’administration. Le groupe a sans doute été inspiré par Novo Nordisk, entreprise pharmaceutique danoise pionnière dans ce type de démarche, ou par le groupe postal néerlandais TNT.
Danone intègre le critère sociétal dans le calcul des bonus ses dirigeants
Auparavant, 60 % du bonus des cadres dirigeants étaient basés sur les résultats économiques et 40 % sur le management, sans considération de la responsabilité sociétale de l’entreprise.
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10
2011
Caroline Tasse : Le développement durable aux Emirats arabes unis doit aussi être l’affaire des expatriés
En accueillant l’IRENA (Institut international pour les énergies renouvelables) et en menant des projets tels que Masdar (ville utilisant les énergies renouvelables), les Emirats arabes unis démontrent leur volonté de s’attacher aux problématiques du développement durable. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Existe-t-il une volonté politique ? Quelles sont les actions qui y sont menées ?
Pour avoir une vision concrète de l’état du développement durable aux Emirats, Graine de Sésame s’est adressé à Caroline Tasse, jeune française qui vit aux Emirats depuis trois ans, et qui ne compte pas repartir de si tôt. Membre du French Business Council de Dubaï et des Emirats du Nord, elle est en charge du développement de l’activité moyen-orientale de  Vectuel, PME française spécialisée dans les technologies de la 3D au service de la gestion du territoire.
Passionnée par le Moyen-Orient et en alerte sur les causes environnementales, elle nous livre son point de vue sur la prise en considération du développement durable de ce pays en pleine construction.
Graine de Sésame : Avant de vous rendre aux Emirats arabes unis, quel était votre degré de sensibilisation au développement durable ?
Caroline Tasse : Depuis toute petite, mes parents m’ont sensibilisée à l’approche environnementale du développement durable et plus particulièrement aux économies d’énergie et d’eau, et cela par de petits gestes quotidiens : fermer le robinet quand on se lave les dents, éteindre systématiquement les lumières. En outre, étant originaire du Jura et ancienne scout, je suis sensible à la protection de la nature. Aussi, j’ai pris l’habitude de trier mes déchets… C’est devenu une telle habitude pour moi, que je le pratique même aux Emirats, qui ne comptent pas encore de filière de recyclage de déchets.
GdS : Quelle est votre appréciation sur l’état du développement durable aux Emirats arabes unis ?
Caroline Tasse : Une prise de conscience existe de la part des Emiriens ; la nature étant précieuse pour cette population originairement bédouine. Dans ce sens, beaucoup d’actions sont engagées pour la protéger. Des agences gouvernementales de protection de l’environnement travaille activement à la promotion et la protection du désert (par exemple dans l’Emirat d’Abu Dhabi : Al Ain et Al Gharbia) et du littoral (comme dans l’Emirat de Fujaïrah). Des projets sont également entrepris pour encourager le développement des énergies nouvelles. Le plus emblématique est le projet Masdar, qui a pour but de créer une silicon valley des énergies renouvelables mais il subit des ralentissements depuis la crise financière. Cette dernière joue également un rôle dans l’augmentation de la prise de conscience. Les projets immobiliers marquant le pas, les autorités s’intéressent à de nouvelles approches comme le green building. Encore très marketing, cette nouvelle politique devra encourager une amélioration de l’environnement émirien.
GdS : Comment les Emirats arabes unis parviennent-ils à allier le concept de développement durable avec celui de consumérisme?
Caroline Tasse : Jeune pays, les Emirats arabes unis fêtent cette année leurs  40 ans. Ils sont, depuis une vingtaine année, engagés dans un processus de développement et de diversification de leur économie. Connu pour être un haut lieu de la consommation, ce pays connaît les dérives liées à cette consommation : sur-climatisation, voitures sur-consommantes, quantité énorme d’emballage, sur-consommation des biens de grande consommation, etc. Des équilibres sont à trouver pour concilier les problématiques de développement durable et de comportements humains entraînant cette sur-consommation. Il est bien entendu qu’avec des températures approchant les 50° en été, il paraît difficile de ne pas utiliser la climatisation ou de ne pas acheter des bouteilles d’eau fraîches pour se déshydrater. Ce qui est certain est que l’évolution vers une consommation plus raisonnable et durable passe par un changement des comportements qui peut prendre plusieurs générations d’autant que nous sommes confrontés aux Emirats à une grande variété de culture.
GdS : Justement, un processus de sensibilisation a-t-il a été mis en place ?
Caroline Tasse : Oui, nous entendons par exemple des campagnes de sensibilisation à la radio : un message de sensibilisation incarné par la voix d’un enfant alertant son père sur le bienfait des éco-gestes. Ce type de sensibilisation doit faire partie d’une politique plus vague pour assurer son efficacité. Une chose qui m’impressionne ici est que la population ne se rend pas compte par exemple de la quantité de déchets qu’elle produit. D’autres actions ont également lieu sur des cibles bien précises notamment auprès des enfants.
GdS : Plus de 120 nationalités cohabitent aux Emirats et surtout à Dubaï ; le cosmopolitisme est-il un atout pour promouvoir le développement durable ?
Caroline Tasse : Pour être viable, le développement durable doit être l’affaire de l’ensemble de la population : les locaux comme les expatriés, qui constituent plus de 75 % de la population. Le challenge vient de la différence des standards de chaque culture et ainsi sensibiliser de façon générale cette population. Pour les ressortissants des pays occidentaux, les gestes environnementaux sont beaucoup plus assimilés, que ceux en provenance des pays en voie de développement où le développement durable ne représente pas une priorité. Je pense qu’un autre critère peut entrer en compte. La plupart de la population d’expatriés est de passage plus ou moins long aux Emirats. Du coup, il est intéressant de se poser la question de leur implication dans le développement durable de ce pays sachant qu’eux n’ont qu’une vision courte terme : seraient-ils plus sensibles à des éco-gestes dans leurs pays qu’aux Emirats ?
GdS : Quel est votre perception du futur ? Les Emirats sont-ils en bonne voie ?
Caroline Tasse : Je n’ai aucune raison de ne pas être optimiste pour le futur ; Les Emirats sont un jeune pays qui a grandi de façon très rapide et qui a encore beaucoup de choses à développer comme ce sujet; donc il faut être patient. L’approche à cette problématique se fait par l’être l’humain, et cela  prend du temps. Ce qu’il est important de garder à l’esprit est que les Emirats entament ce processus de changement et sont concernés par ces problématiques : des campagnes sont réalisées auprès des jeunes, on pense à développer les énergies renouvelables et valoriser les démarches de réduction de consommation d’énergie. Le développement durable ne se fera pas d’un seul coup, mais par ces petites réalisations concrètes. Mon opinion est que cette nouvelle politique est vitale et stratégique pour le pays si le pays veut garder son attractivité économique et de qualité de vie auprès du reste du monde.
09
2011
Le futur Pentagone français se chauffera grâce à ses data-centers
Thalès envisage de chauffer une partie du futur siège du ministère de la Défense à Balard en récupérant l’énergie thermique de ses datacenters. Mais les défis techniques sont nombreux.
Thalès travaille pour l’instant à l’amélioration de la consommation d’énergie nécessaire aux systèmes de refroidissement des « salles blanches » (salles stériles des datacenters) de Balard qu’il contribue à bâtir. Puis viendra un éventuel chauffage partiel grâce à l’énergie thermique récupérée, comme le fait déjà Dassault Systèmes à son siège social.
C’est ce type de réutilisation que préconise un rapport de Microsoft réalisé avec des chercheurs de l’université de Virginie. La température produite (40 °C à 50 °C) conviendrait parfaitement pour alimenter des chauffe-eau électriques ou pour compléter le chauffage d’une habitation. L’idéal, suggère Microsoft, serait de scinder les actuels bataillons de datacenters en petites unités facturant un chauffage de proximité, ce qui rapporterait 280 à 320 dollars par serveur et par an.
Plus facile à dire qu’a faire, comme a pu le constater le groupe Orange. L’opérateur français n’exclut pas de le faire avec ses futurs datacenters neufs, mais il a dû y renoncer par impossibilité technique avec ceux de son commutateur téléphonique des Tuileries.
09
2011
Le ministère de l’Ecologie dresse le bilan énergétique de la France
Une progression de la part des énergies renouvelables dans le bouquet de sources d’énergie, une consommation maîtrisée et une amélioration de l’indépendance énergétique de la France : tels sont les points principaux du bilan énergétique de l’Hexagone dressé pour l’année 2010.
 La production nationale d’énergie primaire française en 2010 s’est chiffrée à 138,6 Mtep, doit 0,2 Mtep de plus qu’en 2008, considérée comme une année record. La production d’énergie renouvelable, électrique et thermique, a atteint 22,07 Mtep. La production d’énergie primaire de l’éolien progresse de 19 % et le photovoltaïque triple, mais il ne représente encore que 0,6 Mtep.
 Le bois-énergie continue à dominer dans la production d’énergie renouvelable thermique et contribue à hauteur de 61 % à la production annuelle de 16,4 Mtep. Cependant, sa part régresse face à la montée des nouvelles filières, notamment les biocarburants (14 %), les pompes à chaleur (10 %) et les déchets urbains renouvelables incinérés (7 %).
 La consommation d’énergie primaire a atteint 265,8 Mtep en 2010 dans l’Hexagone. La part du pétrole a reculé de 3,4 % à 3 %, celle du gaz reste estimée à 15 % et celle des énergies renouvelables thermiques et issues des déchets a progressé de 5 % par rapport à 2009 pour atteindre 6 % du total.
 La progression des énergies renouvelables semble conforme aux objectifs de développement, fixés à 23 % de la consommation finale brute à l’horizon 2023. La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute a progressé de 3,2 % par rapport à 2005, pour atteindre 12,9 % du total en 2010.
07
2011
Villes du Futur : Utopie ou réalité ?
Villes du Futur : Elles seront environnementales, mondialisées et numérisées!
 La démographie et les problématiques de développement durable conduisent les chercheurs, les architectes et les pouvoirs publics à réfléchir à la ville de demain. Ces derniers cogitent sur ce défi, à savoir concilier forte densité et urbanisation dans les villes avec les préoccupations environnementales (pollution, production de déchets, surconsommation d’énergie, etc.) et sociales (ex : pauvreté, bidonvilles, logements sociaux, etc.), le tout dans un contexte d’économie mondialisée (importance d’être connecté au monde via les télécommunications et les infrastructures de transport).
Les premières concernées par ce défi sont les villes des pays émergents. Avec leur ascension économique et des taux de croissance qui frise les deux chiffres, les pays émergents constatent un exode rural de leur population, laquelle s’installe dans les villes afin d’améliorer ses conditions de vie. Ce facteur, parmi d’autres, explique la densification de la population urbaine de ces pays sur un territoire restreint.
 On estime, d’ailleurs, qu’en 2025, le monde comptera 40 villes peuplées par entre 10 et 40 millions d’habitants (à titre d’exemple Paris compte 2,2 millions d’habitants en 2011 et l’Ile-de-France, environ 12 millions). Parmi ces 40 villes, 35 proviendront des pays émergents.
Pour gérer cette population, certaines villes font preuve d’innovation afin de gérer, entre autres, les consommations d’énergie.
Dans ce domaine, plusieurs villes « vertes » sortent de terre en Corée du Sud, en Chine, en Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis.
 Songdo City : La ville qui mise sur le tout numérique
La ville de Songdo, en Corée du Sud, symbolise cette recherche de l’innovation au service des villes. Cette ville, sortie de terre en2004, est située à 65 km de Séoul. Elle pourrait être inaugurée en 2020. Il est prévu qu’elle accueille 250 000 habitants sur 53 km².
Sa particularité réside dans le fait que 25 milliards d’euros seront investis, d’ici 2020, pour faire de cette ville un pôle régionalement connu dédié aux NTIC, capable, à long terme, de concurrencer une ville comme Tokyo.
Pour parvenir à cet objectif, la ville surnommée Ubiquitious City (Ville ubiquitaire) concentrera des centres de recherche et des universités dédiés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Les quartiers résidentiels intégreront également ces technologies dans la vie au quotidien : réseaux de fibres optiques, infrastructures haut-débit, capteurs RFID (puces capables de connecter tout type d’objet à Internet) Des puces multi usages permettant de payer ses courses, ouvrir la porte de la maison, prendre le métro etc. seront déployées dans la ville.
L’aspect écologique n’est pas oublié, car la ville tend à développer des industries non-polluantes, un métro avec 0% d’émission, tout ceci en ayant recours aux énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. En outre, elle sera constituée à 40% d’espaces verts.
La ville n’est pas encore créée qu’elle attire déjà des investisseurs : IBM, Microsoft, Cisco se sont dit intéressés par la démarche…et les résidences, encore à construire, ont trouvé des acquéreurs. Ce qui est plutôt positif… Un point regrettable cependant : la ville gagnerait à être davantage tournée vers les problématiques environnementales.
Dongtan : La ville qui se veut verte
A l’occasion de l’exposition universelle de Shangaï, l’année dernière, la Chine a dévoilé un projet de ville verte située à Dongtan, actuellement un port de pêche. Cette ville sera implantée sur l’île Chongming, près de Shangaï.
La ville verra le jour en 2050 et comptera 500 000 habitants sur 3 000 hectares. Elle lance le défi d’être autosuffisante en énergie, en misant sur l’utilisation des énergies renouvelables et le recyclage de ses déchets. En outre, afin de diminuer son empreinte écologique, les bâtiments de cette ville ne dépasseront pas huit étages ; leurs toits seront entièrement recouverts d’espaces verts.
En dépit de sa portée écologique, le projet est critiqué. Certains n’y voient qu’un espace réservé aux personnes fortunées, faisant de l’environnement un luxe…inaccessible.
En France : Issy-les-Moulineaux se lance dans le numérique au service de l’environnement
La Ville d’Issy-les-Moulineaux, Bouygues Immobilier et huit acteurs industriels majeurs ont décidé de créer «IssyGrid®», le 1er réseau intelligent de quartier en France.
Spécialistes, voire référents dans leurs secteurs respectifs, Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Telecom, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total réunissent ensemble toutes les compétences stratégiques et techniques requises par le smartgrid.
Premier réseau de quartier intelligent en France, Issy Grid sera créé au sein du quartier d’affaires Seine Ouest d’Issy-les-Moulineaux. Il s’agit-là d’établir un nouveau niveau d’optimisation énergétique à l’échelle du quartier.
Centré dans un premier temps à l’échelle du quartier, il sera progressivement étendu à tout le territoire de la ville d’Issy-les-Moulineaux. Issy Grid couvrira les besoins de près de 10 000 personnes sur un périmètre de 160 000 m², qui, à brève échéance, sera étendu à des bâtiments résidentiels.
Le pilotage au niveau du quartier gérera la production d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, cogénération, micro-éolien…), la consommation (logements, tertiaire, commerces…), le stockage (batteries…) et l’optimisation de l’ensemble. Ce réseau intègrera également l’éclairage public et la recharge de véhicules électriques. Il sera conçu de manière évolutive sur une période de cinq ans. Les premiers résultats seront présentés d’ici la fin de l’année 2011.
Ces modèles sont-ils à la portée de toutes les villes ?
A travers ces exemples, on constate que les villes ont de plus en plus recours aux nouvelles technologies  pour assurer un développement durable à leur communauté et pour créer leurs propres sources d’énergie.  Mais tout ceci à un coût comme il a été démontré à travers les villes de Songdo et Dongtan.
Ces projets mobilisent des moyens financiers considérables ; ce qui n’est pas forcement à la portée de toutes les villes. Autant dire que ces exemples relèvent plus d’une utopie que de la réalité pour certaines villes du Sud comme du Nord.
Pour que ces modèles soient applicables et accessibles, les villes doivent engager une réfléxion sur les financements et sur les différents aspects de la coopération avec les acteurs privés.
07
2011
Le développement du photovoltaïque passe aussi et surtout par les collectivités territoriales !
Souhaitant préserver l’emploi et développer leur autonomie énergétique, de nombreuses collectivités locales s’investissent dans la filière photovoltaïque avec des approches très diverses.
L’un des outils choisis par les collectivités locales consiste à mettre en place des partenariats public-privé (PPP), comme l’a fait la Vendée avec Ineo, filiale de GDF Suez, pour la réalisation de quatre centrales photovoltaïques au sol. Le PPP est toutefois un mécanisme complexe, donc à réserver aux projets d’envergure. Les banquiers préfèrent nettement financer des sociétés d’économie mixte (SEM), qui cumulent la flexibilité de l’entreprise, le souci de l’intérêt public et une gestion sans risque, voire rentable.
 Le secteur des énergies renouvelables a vu germer une cinquantaine de SEM en cinq ans. Au second semestre 2011 devrait naître l’une des plus grosses SEM françaises de ce type, Énergies nouvelles, dont le budget de 15 millions sera cofinancé par la région ÃŽle-de-France, la ville de Paris, plusieurs départements franciliens et divers acteurs locaux. La solution la plus prisée par les collectivités reste néanmoins la création de fonds d’aide spécifiques, du plus modeste (10 millions en Poitou-Charentes et 20 millions en Midi-Pyrénées) au plus ambitieux (400 millions sur trois ans en Languedoc-Roussillon).
 Les appels à projets sont également l’outil privilégié des collectivités régionales, surtout lorsqu’il s’agit de combiner développement photovoltaïque et maîtrise de l’énergie. Une autre solution, accessible même aux communes aussi petites que Balgau (Haut-Rhin), consiste à louer des toitures de bâtiments publics à des opérateurs privés. Certaines collectivités plus fortunées préféreront réaliser elles-mêmes une partie de l’investissement, à l’image des régions Rhône-Alpes, Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon.
07
2011
Une petite communauté de communes bretonne revendique son indépendance énergétique
La Communauté de communes du Mené a fait le pari de ne plus utiliser les énergies fossiles à l’horizon de 2020. Il faut dire que ce pari peut-être réalisable, puisque la communauté de communes située dans les Côtes-d’Armor ne compte que 6 309 habitants, répartis sur 163,2 km². La communauté de communes pourrait faire figure de projet pilote applicable sur un territoire plus densément peuplé.
Tout a commencé il ya sept ans, lorsque le territoire de Mené a mis au point un programme énergétique ayant comme objectif d’atteindre une autonomie énergétique à 100 % d’ici 2020. Pour l’instant 25 % des besoins énergétiques de Mené sont issus des énergies renouvelables : huilerie de colza carburant, chaudières à bois avec réseaux de chaleur collectifs, parc éolien participatif et biogaz.
 Mené compte développer la diversité des énergies renouvelables qu’elle utilise. Un autre de ces projets démarrera prochainement, avec l’entrée en opération par la société Géotexia d’une usine de transformation de déchets organiques et d’abattoirs en biogaz, dans le département des Côtes-d’Armor. Mené Énergies est actionnaire de Géotexia avec la Caisse des Dépôts et la société Adelis du groupe Idex, qui exploitera le site.
 C’est cette démarche qui a été dévoilée lors des premières rencontres portant sur les énergies et les territoires ruraux du 15 au 18 juin 2011.
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07
2011
Quand le Palais de l’Elysée se chauffe à l’eau des égouts
Dès cet été, le Palais de l’Elysée et ses annexes seront dotés d’un système de récupération de chaleur des eaux usées. Par ce geste, le Palais de l’Elysée devient « le premier bâtiment de l’Etat français à bénéficier de ce procédé utilisant une énergie locale et écologique ». Ce procédé permettra à l’Elysée de réduire de 63 % sa consommation en énergie fossile.
 C’est GDF Suez qui a conseillé au Palais de l’Elysée d’adopter ce mode de chauffage ; sa filiale Lyonnaise des Eaux la commercialise sous le nom de Degré Bleu.
Nous avons déjà parlé de ce programme lors d’un précédent article sur la piscine de Levallois-Perret. Il semble que ce procédé commence à faire des émules. La mairie de Valenciennes l’utilise pour chauffer son hôtel de ville. Et Paris s’est également laissé convaincre… ce même dispositif a été installé, en guise de pilotage, au sein du groupe scolaire de Wattignies dans le 12ème arrondissement. Bertrand Delanoë voudrait bien reprendre le chauffage par eaux usées dans le futur éco-quartier des Batignolles.
Affaire à suivre !
























