>> Innovant mais Insolite

22
02
2012

Débarrassez-moi de ce vêtement !

Katie Ledger, jeune doctorante à Londres, a inventé des vêtements qui se décomposent au lieu de se laver. Sa collection ShedMeClothes (débarrassez moi de ce vêtement) s’inspire directement de la mue du serpent.

Un TGV japonais au profil oblong qui imite le bec du martin-pêcheur pour être aérodynamique, des winglets d’Airbus inspirées des ailes d’aigles pour limiter l’effet de traîne. Aujourd’hui, l’observation des mécanismes naturels incite chercheurs, entreprises et créateurs à trouver des solutions innovantes pour l’environnement. Katie Ledger se revendique de ce mouvement : le biomimétisme. Son idée de départ : créer des vêtements en économisant leur eau de lavage, consommatrice d’énergie, et en évitant l’utilisation de lessive, polluante. C’est en observant la mue du serpent qu’elle a eu l’idée de créer des modèles composés de plusieurs couches de tissus.

Réalisées à partir de fibres naturelles, ces différentes couches sont tricotées et reliées les unes aux autres par des fils en alcool polyvinylique (PVA), solubles dans l’eau. En aspergeant une petite quantité d’eau sur la « peau » extérieure, les fils se dissolvent et la « peau » de tissus se détache, pour en laisser apparaître une nouvelle. Il a fallu deux collections à Katie Ledger pour affiner le processus. Les vêtements présentent trois à huit fines épaisseurs. Plutôt « casual », ils ont une durée de vie de trois à huit mois. Aujourd’hui, la jeune femme présente des créations pour le moins innovantes qui se déclinent en trois concepts.

- des basics qui changent de couleur à chaque étape : tee-shirts, vestes, sweet-shirts,
- des tops qui changent de style : tunique longue se transformant en petit tee-shirt sans manche, vêtements d’hiver devenant vêtement d’été.
- des modèles uniques à durée de vie limitée, composés de trois couches identiques.

Il fallait y penser… d’autant plus que la partie « usée » peut être recyclée pour faire du compost. Mais l’homme ne descendant pas du serpent, la jeune créatrice n’a pas précisé comment procéder si on souhaitait se débarrasser de la couche qui colle à la peau après deux mois sans lavage. Et si, en cas de pluie, on se retrouvait nu comme un vers.

Pour en savoir plus: le site de ShedMeClothes

Flore de Borde (journaliste)

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février 22, 2012  

29
09
2011

Le futur Pentagone français se chauffera grâce à ses data-centers

Thalès envisage de chauffer une partie du futur siège du ministère de la Défense à Balard en récupérant l’énergie thermique de ses datacenters. Mais les défis techniques sont nombreux.

Thalès travaille pour l’instant à l’amélioration de la consommation d’énergie nécessaire aux systèmes de refroidissement des « salles blanches » (salles stériles des datacenters) de Balard qu’il contribue à bâtir. Puis viendra un éventuel chauffage partiel grâce à l’énergie thermique récupérée, comme le fait déjà Dassault Systèmes à son siège social.

C’est ce type de réutilisation que préconise un rapport de Microsoft réalisé avec des chercheurs de l’université de Virginie. La température produite (40 °C à 50 °C) conviendrait parfaitement pour alimenter des chauffe-eau électriques ou pour compléter le chauffage d’une habitation. L’idéal, suggère Microsoft, serait de scinder les actuels bataillons de datacenters en petites unités facturant un chauffage de proximité, ce qui rapporterait 280 à 320 dollars par serveur et par an.

Plus facile à dire qu’a faire, comme a pu le constater le groupe Orange. L’opérateur français n’exclut pas de le faire avec ses futurs datacenters neufs, mais il a dû y renoncer par impossibilité technique avec ceux de son commutateur téléphonique des Tuileries.

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septembre 29, 2011  

07
07
2011

Quand le Palais de l’Elysée se chauffe à l’eau des égouts

Dès cet été, le Palais de l’Elysée et ses annexes seront dotés d’un système de récupération de chaleur des eaux usées. Par ce geste, le Palais de l’Elysée devient « le premier bâtiment de l’Etat français à bénéficier de ce procédé utilisant une énergie locale et écologique ». Ce procédé permettra à l’Elysée de réduire de 63 % sa consommation en énergie fossile.

 C’est GDF Suez qui a conseillé au Palais de l’Elysée d’adopter ce mode de chauffage ; sa filiale Lyonnaise des Eaux la commercialise sous le nom de Degré Bleu.

Nous avons déjà parlé de ce programme lors d’un précédent article sur la piscine de Levallois-Perret. Il semble que ce procédé commence à faire des émules. La mairie de Valenciennes l’utilise pour chauffer son hôtel de ville. Et Paris s’est également laissé convaincre… ce même dispositif a été installé, en guise de pilotage, au sein du groupe scolaire de Wattignies dans le 12ème arrondissement. Bertrand Delanoë voudrait bien reprendre le chauffage par eaux usées dans le futur éco-quartier des Batignolles.

Affaire à suivre !

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juillet 7, 2011  

29
09
2010

Pourquoi boire un verre quand on peut le manger ?

Ce n’est pas un effet spécial ou une photo retouchée, mais bel et bien une personne qui mange son verre et cela, sans mettre en danger sa santé… Mieux encore, en mangeant son verre à pleines dents, cette personne est en pleine activité écologique… Le secret : le verre est composé d’une gélatine végétale comestible appelée : agar-agar. Ce mot d’origine indonésienne ou malaise désigne une algue rouge qui, après purification, déshydratation et broyage donne une poudre utilisée comme gélifiant dans plusieurs produits alimentaires.

Ce verre, baptisé Jelloware, possède plusieurs vertus non-négligeables : de la vaisselle à faire en moins, la réduction de déchets – et celle de CO² par extension. L’autre particularité du Jelloware, c’est qu’il aromatise vos boissons : au choix, une gamme de goûts détonants : citron/basilic, menthe/gingembre et romarin/betterave.

Si ces goûts ne vous conviennent pas, alors abstenez vous de manger votre verre et jetez-le par terre. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, jeter son verre Jelloware peut s’apparenter à un éco-geste, puisqu’il est entièrement biodégradable. Si vous en décidez ainsi, il vous sera demandé un tout petit effort supplémentaire, à savoir le jeter dans une pelouse ou un jardin, car l’agar-agar peut être utilisé comme fertilisant.

Le Jelloware a été conçu par « The Way We See The World», un cabinet composé de quatre « designeuses » new-yorkaises qui conçoivent leur métier comme un moyen de répondre aux défis de demain. C’est dans l’optique de participer au Jell-O Mold competition (concours portant sur le moulage en gelée de fruits), en juin 2010, qu’elles ont créé ce verre écologique. Leur participation a été très remarquée ; elles ont obtenu le prix de la meilleure structure. Un buzz s’est progressivement constitué autour du Jelloware. Tout le monde attend avec impatience sa commercialisation.

Au stade actuel de son développement, le Jelloware ne peut pas être vendu ; quelques détails techniques restent à perfectionner. Il est pour le moment déconseillé de déguster son verre en pleine chaleur … car il risquerait de fondre.

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septembre 29, 2010  

23
07
2010

Solar Island : une « île flottante » pour convertir l’énergie solaire en électricité

 

Une nouvelle île artificielle au large de l’Emirat Ras el Khaimah…

Quand on parle des îles artificielles qui jouxtent le littoral émirati, on pense immédiatement à certains projets pharamineux, d’îles en formes de palmiers ou de carte du monde… Moins connu, le projet d’île solaire artificielle qu’abritera prochainement l’Emirat  Ras el Khaimah… il relève pourtant de la prouesse technologique, et peut-être, environnementale.

En 2007, le Prince héritier de l’Emirat de Ras el Kaimah, Saud Bin Saqr Al Qasimi a investi 5 millions de dollars pour permettre à Nolaris, une start up suisse du Centre électronique et de Microtechnique de Neufchâtel, de mettre au point une île « prototype » de 80 mètres de diamètre, capable de convertir l’énergie solaire en électricité ou en hydrogène.

…pour capter l’énergie solaire et la transformer en hydrogène grâce aux vapeurs d’eau…

Contrairement aux îles artificielles des Emirats Arabes Unis, Solar Island ne s’appuie pas sur une structure en pilotis : c’est, au contraire, une île sur plateforme flottante. Recouverte d’une membrane photovoltaïque et de miroirs sur 64m², Solar Island est également une île-tournesol : des structures mécaniques robotisées lui impriment des mouvements de rotation afin qu’elle suive au fil de la journée les déplacements du soleil !

Ce sont les miroirs qui permettent d’opérer la conversion de l’énergie solaire en électricité. En renvoyant les rayons du soleil sur des tubes remplis d’eau, ils déterminent la formation de vapeur, qui pourra à son tour être transformée en hydrogène, ou, à l’issue de l’acheminement sur la terre ferme, en électricité.

Cette île pourrait pourrait produire 1 MW d’électricité en pic, en moyenne 250 kW soit une production de 2,2 GwH/an. Limite : Pour être rentable, ce type d’île doit être  localisé dans une zone présentant un ensoleillement de 350 jours par an… ce qui ne permet guère de reproduire l’expérience en s’éloignant de l’équateur.

 Renforcée par ce premier succès, la société suisse ne cache pas son ambition de renouveler l’expérience à plus grande échelle, avec une île de 500 mètres de diamètre en Mer du Golfe. Celle-ci serait alors capable de produire l’équivalent de 10% de la production d’une centrale nucléaire, et cela pour un coût de 90 millions d’euros.

...mais dont le coût environnemental reste encore incertain.

 Plusieurs questions restent cependant en suspens: Comment procédera-t-on à l’interconnexion entre l’île et la terre ? L’option choisie est de stocker l’hydrogène sur l’île puis de l’acheminer sur terre ferme par bateau. Alors, quid de l’empreinte énergétique de ce mode de transport ? Quelles seront les conséquences de ces îles solaires sur l’écosystème marin ? Quelle est la durée de vie de ces installations ? Comment recycler les matériaux composant l’île afin d’alléger son empreinte carbone ?

 

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juillet 23, 2010  

22
06
2010

Des bouses de vache pour alimenter les datacenters?

vache gros plan

HP Labs, la division de recherche du géant HP, estime que les exploitations agricoles peuvent permettre de réduire le coût énergétique des datacenters, très gourmands en électricité. 

Partant du constat qu’une ferme et ses vaches peuvent produire de grandes quantités de méthane, les chercheurs se sont interrogés sur les possibilités de capturer et stocker cette production colatérale des exploitations agricoles…pour alimenter des générateurs électriques.

Le potentiel de production de méthane que présentent les bouses de vaches n’a donc pas échappé aux chercheurs du Sustainable IT Lab de HP. Parce que le méthane est l’un des éléments clés pour produire du biogaz, biogaz qui lui même peut être utilisé pour chauffer, refroidir, ou produire de l’électricité, ils exposent dans une étude l’intérêt que pourraient avoir les datacenters à se rapprocher de ressources rurales aux qualités encore insoupçonnées.

Pour preuve, selon l’étude, ce processus permettrait d’alimenter sans problèmes un datacenter d’1 MW qui a besoin annuellement de 9.6 GWh. Reste à HP Labs à passer à la seconde phase du projet,  celle de la faisabilité économique et financière, qui devrait être interrogée dans un futur proche.

L’intégralité de l’étude est disponible en PDF à cette adresse.

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juin 22, 2010  

11
05
2010

1,2,3… Semez !

Ils sont rouges,  irrésistiblement attirants, et réveillent l’âme d’enfant de tous les passants. Des distributeurs de bonbons, dont l’image seule évoque tant de souvenirs, le petit bruit de la machine au moment où elle délivre la précieuse sucrerie…

distributeur_grainesLe passant alléché, par cette machine, attiré, s’approche… Mais là s’arrête le mirage: installés par le collectif Greenaid dans toute la ville de Los Angeles, ces distributeurs flashys servent une nouvelle cause : celle du jardinage ! Pour 25 cents le consommateur recueille une poignée de graines, à planter de ci et de là au gré de son inspiration. Pour 25 cents, enfants et adultes peuvent donc se découvrir la main verte, et participer directement à l’embellissement de leurs quartiers et jardins.

Une initiative à la fois innocente et guerrière : ses promoteurs, décidément adeptes du détournement,  se réclament du « guerilla gardening » : guérilla par laquelle les citoyens s’approprient l’espace urbain pour mieux y intégrer la biodiversité, guérilla désormais armée par ce nouvel outil distributeur de « seed bombs » ou bombes de semences.

Enfin, une idée lucrative : Greenaid vend ses distributeurs 400 dollars, auprès d’entreprises, d’écoles, ou de citoyens engagés. Le concept ne s’est cependant pas encore exporté au delà de Los Angeles. Le succès rencontré dans certains quartiers pourrait cependant annoncer de nouvelles floraisons de ces distributeurs en dehors de leur ville d’origine.

Pour en savoir plus:

http://thecommonstudio.com/index.php?/project/greenaid/

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mai 11, 2010  

28
04
2010

Des éoliennes sur les toits parisiens : un « Paris » audacieux…

mini-eolienne-maison-de-l'air

Alors que le pré-rapport parlementaire présidé par Patrick Ollier (Député UMP) tente d’amorcer la mise à mort des éoliennes dans le paysage français, Paris a lancé un projet test visant à orner ses toits de petites éoliennes adaptables à la configuration urbaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la ville de Paris énonçant la volonté que, d’ici 2020, 25 % de la consommation énergétique de la Ville soient issus d’énergies renouvelables.

Le 1er avril 2010, en marge à la semaine du développement durable, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire chargée de l’urbanisme et Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, ont inauguré deux mini-éoliennes sur la toiture-terrasse de la Maison de l’Air à Belleville (XXème arrondissement de Paris) ; lieu choisi en raison du symbole mais aussi pour sa localisation dans les hauteurs de Paris.

Ces mini-éoliennes mesurent 160 cm x 160 cm ; elles présentent plus l’aspect de grands ventilateurs que d’éoliennes traditionnelles. [Lire la suite →]

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avril 28, 2010  

06
04
2010

Norvège : Des éoliennes habitables bientôt au large de la côte de Stavanger

La mer est un nouveau territoire à conquérir. La construction des îles artificielles de Dubaï symbolise l’exploit de l’homme à étendre son territoire. Néanmoins, la construction de ces îles luxueuses a causé beaucoup de dégâts envers la biodiversité marine et a fortement émis du CO₂. Bref, les îles artificielles sont peu vertueuses pour l’environnement. Aujourd’hui, une agence d’architectes a dessiné une île artificielle qui allierait activité économique et humaine, tout en produisant de l’énergie.

Leon Rost, Joao Virra Costa, Don Lawrence et Tudor Viasceanu, architectes chez Online Office, sont les concepteurs de ce village touristique offshore composé de 49 éoliennes habitables. Ces dernières abriteront un musée, un spa et des hôtels pour personnes en transit (touristes, marins, croisiéristes  et travailleurs des plateformes offshore). En plus d’être un lieu touristique, ces îles éoliennes généreront 392 MW d’électricité, soit 8 MW chacune, capable donc d’alimenter 120 000 habitations des villes terrestres voisines.

ville_eolienne_norvege

ville_eolienne_norvege_bat

En dépit de l’origine portugaise des architectes, ce projet de ville éolienne ne sera pas réalisé en face des côtes portugaises mais au large des côtes de Stavanger, en Norvège, endroit réputé très venteux. Stavanger est la capitale pétrolière du pays. La Norvège est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Si l’on considère la diminution des disponibilités des sources d’énergies fossiles, ce projet pourrait symboliser le début de la reconversion de Stavanger en capitale des énergies renouvelables. Et pourquoi pas, dans une cinquantaine d’années, exporter en abondance de l’électricité verte aux pays membres de l’Union européenne ?

Maintenant, il faut dépasser le stade de l’effet d’annonce et chercher des investisseurs qui croient à ce projet assimilable, pour l’instant, à de la science-fiction.

Pour en savoir plus:

Basic CMYK

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avril 6, 2010  

31
03
2010

Belgique : Et si les poules étaient la solution pour réduire les déchets ?

mouscronAprès la biomasse, après les lombrics, ce sont les poules qui sont mises à contribution pour réduire les déchets alimentaires. L’idée vient de Christophe Denève, responsable de la cellule environnement de la commune de Mouscron, située tout près de la frontière française.  Cela fait deux ans que cette opération suscite l’engouement parmi les habitants de Mouscron. Les demandes affluent et les listes d’attentes se rallongent, mais seule une cinquantaine de familles peuvent recevoir ces gallinacés dans leurs foyers.  Ce qui est, pour l’instant, relativement faible puisque Mouscron compte 52 000 habitants. Autant dire que la sélection des familles est draconienne. Les familles doivent répondre à plusieurs conditions pour recevoir ces poules.

Le bien-être de l’animal est pris très au sérieux [Lire la suite →]

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mars 31, 2010