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02
2012
Quand pourra-t-on faire son shopping directement dans les conteneurs?
Le phénomène de transformation de conteneurs en boutiques sévit aux Etats-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et même dans des contrées plus lointaines comme l’Australie, le Japon ou l’Uruguay… Pourquoi la France n’a-t-elle pas cédé à cette déferlante ?
Pourtant, ces boutiques conteneurs ont de nombreux avantages : elles sont design, pas chères, écologiques (il s’agit de conteneurs recyclés), facilement démontables et mobiles… Très utile pour les opérations « pop-up stores », qui consistent à ouvrir, le temps d’un événement, une boutique éphémère.
De grandes marques se sont mises à empiler ces conteneurs, tels des jeux de Lego, et à les transformer en boutiques spacieuses à l’instar de Starbucks, qui a installé son café-conteneur à Tukwila, dans l’Etat de Washington.
Starbucks veut en faire un symbole de son engagement pour les causes environnementales. [Lire la suite →]
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février 7, 2012
12
2011
SNCF : Attention un train peut cacher une voiture !
C’est depuis 2009 que la SNCF planche sur le covoiturage, avec l’objectif de freiner l’utilisation des véhicules particuliers et, par conséquent, de limiter la pollution et pallier la saturation des parkings et le manque de transports publics urbains dans les couronnes éloignées de Paris.
Pour participer au développement du covoiturage, la SNCF, en partenariat avec Green Cove Ingénierie – fondateur de 123envoiture, a mis en place un site internet qui propose des services de covoiturage dans 23 gares tests. Le site fonctionne comme tous les sites proposant ce type de service. Il suffit de s’inscrire et, en fonction de ses besoins, de rechercher un trajet compatible à la demande, puis de contacter le « covoitureur » pour s’accorder sur les modalités de covoiturage. Rien d’original en somme.
Deux ans plus tard, le site compte 1022 inscrits. Ce qui est peu, quand on sait que la SNCF estime à près de 8 000 le nombre de clients du Transilien pouvant être intéressés par le covoiturage.
Cela ne désarme pas la SNCF. Au contraire, convaincue du fort potentiel du covoiturage, la SNCF se lance un nouveau défi, celui du covoiturage dynamique.
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décembre 6, 2011
11
2011
Danone : les bonus des dirigeants indexés sur l’environnement et le bien être des salariés
Danone motive ses dirigeants à prendre en compte les critères socio-environnementaux en indexant leur salaire
Dans le contexte économique et financier actuel, les bonus des dirigeants sont de plus en plus mal perçus par l’opinion publique, à l’heure où les licenciements et le stress au travail augmentent. Les entreprises du CAC 40 tentent de concilier la performance économique avec la prise en compte de leur responsabilité sociétale. La plupart ont misé sur la communication interne et la sensibilisation des salariés, afin de motiver ces derniers à mieux incorporer les thématiques de développement durable dans l’exercice de leurs fonctions. D’autres sont passées à un niveau supérieur en utilisant les bonus comme moyen de pression afin que le développement durable soit effectivement pris en compte.
Danone en est la figure de proue ; en effet, depuis 2008, les bonus de ses dirigeants (soit 1500 cadres) sont indexés sur des critères sociétaux (c’est-à -dire environnementaux et sociaux), y compris ceux des dirigeants siégeant au Conseil d’administration. Le groupe a sans doute été inspiré par Novo Nordisk, entreprise pharmaceutique danoise pionnière dans ce type de démarche, ou par le groupe postal néerlandais TNT.
Danone intègre le critère sociétal dans le calcul des bonus ses dirigeants
Auparavant, 60 % du bonus des cadres dirigeants étaient basés sur les résultats économiques et 40 % sur le management, sans considération de la responsabilité sociétale de l’entreprise. [Lire la suite →]
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novembre 7, 2011
09
2011
Le ministère de l’Ecologie dresse le bilan énergétique de la France
Une progression de la part des énergies renouvelables dans le bouquet de sources d’énergie, une consommation maîtrisée et une amélioration de l’indépendance énergétique de la France : tels sont les points principaux du bilan énergétique de l’Hexagone dressé pour l’année 2010.
 La production nationale d’énergie primaire française en 2010 s’est chiffrée à 138,6 Mtep, doit 0,2 Mtep de plus qu’en 2008, considérée comme une année record. La production d’énergie renouvelable, électrique et thermique, a atteint 22,07 Mtep. La production d’énergie primaire de l’éolien progresse de 19 % et le photovoltaïque triple, mais il ne représente encore que 0,6 Mtep.
 Le bois-énergie continue à dominer dans la production d’énergie renouvelable thermique et contribue à hauteur de 61 % à la production annuelle de 16,4 Mtep. Cependant, sa part régresse face à la montée des nouvelles filières, notamment les biocarburants (14 %), les pompes à chaleur (10 %) et les déchets urbains renouvelables incinérés (7 %).
 La consommation d’énergie primaire a atteint 265,8 Mtep en 2010 dans l’Hexagone. La part du pétrole a reculé de 3,4 % à 3 %, celle du gaz reste estimée à 15 % et celle des énergies renouvelables thermiques et issues des déchets a progressé de 5 % par rapport à 2009 pour atteindre 6 % du total.
 La progression des énergies renouvelables semble conforme aux objectifs de développement, fixés à 23 % de la consommation finale brute à l’horizon 2023. La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute a progressé de 3,2 % par rapport à 2005, pour atteindre 12,9 % du total en 2010.
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septembre 19, 2011
07
2011
Villes du Futur : Utopie ou réalité ?
Villes du Futur : Elles seront environnementales, mondialisées et numérisées!
 La démographie et les problématiques de développement durable conduisent les chercheurs, les architectes et les pouvoirs publics à réfléchir à la ville de demain. Ces derniers cogitent sur ce défi, à savoir concilier forte densité et urbanisation dans les villes avec les préoccupations environnementales (pollution, production de déchets, surconsommation d’énergie, etc.) et sociales (ex : pauvreté, bidonvilles, logements sociaux, etc.), le tout dans un contexte d’économie mondialisée (importance d’être connecté au monde via les télécommunications et les infrastructures de transport).
Les premières concernées par ce défi sont les villes des pays émergents. Avec leur ascension économique et des taux de croissance qui frise les deux chiffres, les pays émergents constatent un exode rural de leur population, laquelle s’installe dans les villes afin d’améliorer ses conditions de vie. Ce facteur, parmi d’autres, explique la densification de la population urbaine de ces pays sur un territoire restreint.
 On estime, d’ailleurs, qu’en 2025, le monde comptera 40 villes peuplées par entre 10 et 40 millions d’habitants (à titre d’exemple Paris compte 2,2 millions d’habitants en 2011 et l’Ile-de-France, environ 12 millions). Parmi ces 40 villes, 35 proviendront des pays émergents.
Pour gérer cette population, certaines villes font preuve d’innovation afin de gérer, entre autres, les consommations d’énergie.
Dans ce domaine, plusieurs villes « vertes » sortent de terre en Corée du Sud, en Chine, en Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis.
 Songdo City : La ville qui mise sur le tout numérique
La ville de Songdo, en Corée du Sud, symbolise cette recherche de l’innovation au service des villes. Cette ville, sortie de terre en2004, est située à 65 km de Séoul. Elle pourrait être inaugurée en 2020. Il est prévu qu’elle accueille 250 000 habitants sur 53 km².
Sa particularité réside dans le fait que 25 milliards d’euros seront investis, d’ici 2020, pour faire de cette ville un pôle régionalement connu dédié aux NTIC, capable, à long terme, de concurrencer une ville comme Tokyo.
Pour parvenir à cet objectif, la ville surnommée Ubiquitious City (Ville ubiquitaire) concentrera des centres de recherche et des universités dédiés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Les quartiers résidentiels intégreront également ces technologies dans la vie au quotidien : réseaux de fibres optiques, infrastructures haut-débit, capteurs RFID (puces capables de connecter tout type d’objet à Internet) Des puces multi usages permettant de payer ses courses, ouvrir la porte de la maison, prendre le métro etc. seront déployées dans la ville.
L’aspect écologique n’est pas oublié, car la ville tend à développer des industries non-polluantes, un métro avec 0% d’émission, tout ceci en ayant recours aux énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. En outre, elle sera constituée à 40% d’espaces verts.
La ville n’est pas encore créée qu’elle attire déjà des investisseurs : IBM, Microsoft, Cisco se sont dit intéressés par la démarche…et les résidences, encore à construire, ont trouvé des acquéreurs. Ce qui est plutôt positif… Un point regrettable cependant : la ville gagnerait à être davantage tournée vers les problématiques environnementales.
Dongtan : La ville qui se veut verte
A l’occasion de l’exposition universelle de Shangaï, l’année dernière, la Chine a dévoilé un projet de ville verte située à Dongtan, actuellement un port de pêche. Cette ville sera implantée sur l’île Chongming, près de Shangaï.
La ville verra le jour en 2050 et comptera 500 000 habitants sur 3 000 hectares. Elle lance le défi d’être autosuffisante en énergie, en misant sur l’utilisation des énergies renouvelables et le recyclage de ses déchets. En outre, afin de diminuer son empreinte écologique, les bâtiments de cette ville ne dépasseront pas huit étages ; leurs toits seront entièrement recouverts d’espaces verts.
En dépit de sa portée écologique, le projet est critiqué. Certains n’y voient qu’un espace réservé aux personnes fortunées, faisant de l’environnement un luxe…inaccessible.
En France : Issy-les-Moulineaux se lance dans le numérique au service de l’environnement
La Ville d’Issy-les-Moulineaux, Bouygues Immobilier et huit acteurs industriels majeurs ont décidé de créer «IssyGrid®», le 1er réseau intelligent de quartier en France.
Spécialistes, voire référents dans leurs secteurs respectifs, Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Telecom, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total réunissent ensemble toutes les compétences stratégiques et techniques requises par le smartgrid.
Premier réseau de quartier intelligent en France, Issy Grid sera créé au sein du quartier d’affaires Seine Ouest d’Issy-les-Moulineaux. Il s’agit-là d’établir un nouveau niveau d’optimisation énergétique à l’échelle du quartier.
Centré dans un premier temps à l’échelle du quartier, il sera progressivement étendu à tout le territoire de la ville d’Issy-les-Moulineaux. Issy Grid couvrira les besoins de près de 10 000 personnes sur un périmètre de 160 000 m², qui, à brève échéance, sera étendu à des bâtiments résidentiels.
Le pilotage au niveau du quartier gérera la production d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, cogénération, micro-éolien…), la consommation (logements, tertiaire, commerces…), le stockage (batteries…) et l’optimisation de l’ensemble. Ce réseau intègrera également l’éclairage public et la recharge de véhicules électriques. Il sera conçu de manière évolutive sur une période de cinq ans. Les premiers résultats seront présentés d’ici la fin de l’année 2011.
Ces modèles sont-ils à la portée de toutes les villes ?
A travers ces exemples, on constate que les villes ont de plus en plus recours aux nouvelles technologies  pour assurer un développement durable à leur communauté et pour créer leurs propres sources d’énergie.  Mais tout ceci à un coût comme il a été démontré à travers les villes de Songdo et Dongtan.
Ces projets mobilisent des moyens financiers considérables ; ce qui n’est pas forcement à la portée de toutes les villes. Autant dire que ces exemples relèvent plus d’une utopie que de la réalité pour certaines villes du Sud comme du Nord.
Pour que ces modèles soient applicables et accessibles, les villes doivent engager une réfléxion sur les financements et sur les différents aspects de la coopération avec les acteurs privés.
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juillet 19, 2011
07
2011
Le développement du photovoltaïque passe aussi et surtout par les collectivités territoriales !
Souhaitant préserver l’emploi et développer leur autonomie énergétique, de nombreuses collectivités locales s’investissent dans la filière photovoltaïque avec des approches très diverses.
L’un des outils choisis par les collectivités locales consiste à mettre en place des partenariats public-privé (PPP), comme l’a fait la Vendée avec Ineo, filiale de GDF Suez, pour la réalisation de quatre centrales photovoltaïques au sol. Le PPP est toutefois un mécanisme complexe, donc à réserver aux projets d’envergure. Les banquiers préfèrent nettement financer des sociétés d’économie mixte (SEM), qui cumulent la flexibilité de l’entreprise, le souci de l’intérêt public et une gestion sans risque, voire rentable.
 Le secteur des énergies renouvelables a vu germer une cinquantaine de SEM en cinq ans. Au second semestre 2011 devrait naître l’une des plus grosses SEM françaises de ce type, Énergies nouvelles, dont le budget de 15 millions sera cofinancé par la région ÃŽle-de-France, la ville de Paris, plusieurs départements franciliens et divers acteurs locaux. La solution la plus prisée par les collectivités reste néanmoins la création de fonds d’aide spécifiques, du plus modeste (10 millions en Poitou-Charentes et 20 millions en Midi-Pyrénées) au plus ambitieux (400 millions sur trois ans en Languedoc-Roussillon).
 Les appels à projets sont également l’outil privilégié des collectivités régionales, surtout lorsqu’il s’agit de combiner développement photovoltaïque et maîtrise de l’énergie. Une autre solution, accessible même aux communes aussi petites que Balgau (Haut-Rhin), consiste à louer des toitures de bâtiments publics à des opérateurs privés. Certaines collectivités plus fortunées préféreront réaliser elles-mêmes une partie de l’investissement, à l’image des régions Rhône-Alpes, Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon.
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juillet 13, 2011
07
2011
Une petite communauté de communes bretonne revendique son indépendance énergétique
La Communauté de communes du Mené a fait le pari de ne plus utiliser les énergies fossiles à l’horizon de 2020. Il faut dire que ce pari peut-être réalisable, puisque la communauté de communes située dans les Côtes-d’Armor ne compte que 6 309 habitants, répartis sur 163,2 km². La communauté de communes pourrait faire figure de projet pilote applicable sur un territoire plus densément peuplé.
Tout a commencé il ya sept ans, lorsque le territoire de Mené a mis au point un programme énergétique ayant comme objectif d’atteindre une autonomie énergétique à 100 % d’ici 2020. Pour l’instant 25 % des besoins énergétiques de Mené sont issus des énergies renouvelables : huilerie de colza carburant, chaudières à bois avec réseaux de chaleur collectifs, parc éolien participatif et biogaz.
 Mené compte développer la diversité des énergies renouvelables qu’elle utilise. Un autre de ces projets démarrera prochainement, avec l’entrée en opération par la société Géotexia d’une usine de transformation de déchets organiques et d’abattoirs en biogaz, dans le département des Côtes-d’Armor. Mené Énergies est actionnaire de Géotexia avec la Caisse des Dépôts et la société Adelis du groupe Idex, qui exploitera le site.
 C’est cette démarche qui a été dévoilée lors des premières rencontres portant sur les énergies et les territoires ruraux du 15 au 18 juin 2011.
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juillet 12, 2011
12
2010
Quand les entreprises boostent l'enseignement du développement durable – Partie 1
La création de chaires d’enseignement et de recherche, appuyées par de grands groupes industriels s’est largement banalisée ces dernières années. Initié par les grandes écoles d’ingénieurs, et repris par les écoles de commerce, ce mouvement commence à gagner les universités. Parmi ces nouvelles chaires, force est de constater qu’une large place est faite aux problématiques du développement durable…
Etat des lieux : le DD en faveur dans les écoles d’ingénieurs et les écoles de commerce
L’apparition du développement durable dans les programmes de recherche des grandes écoles a largement bénéficié du volontarisme affiché par de grands groupes industriels, prêts à financer la création de chaires spécialisées. EDF a ouvert la voie dès 2003 en offrant son soutien à la Fondation de l’Ecole Polytechnique pour la création d’une chaire dédiée au développement durable.
Depuis, de nouveaux partenariats sont apparus : Lafarge et l’Ecole des Ponts ParisTech ont monté une chaire « Science des Matériaux pour une construction durable » (2006), le Collège de France s’est associé à Total pour la création de sa chaire « Développement Durable, Environnement, Energie, et Société » (2009)… Plus récemment, l’Ecole des Ponts Paritech, et l’Ecole Centrale ont, avec l’appui de Bouygues Construction, lancé la chaire « Bâtir durable et innover » (2010).
Les majors industrielles françaises se sont, en l’espace de quelques années, inscrites comme des partenaires privilégiés pour les grandes écoles d’ingénieurs. Du côté des écoles de commerce, le développement durable est naturellement moins affaire de techniques que de management : chaire « développement durable et responsable » de l’ESC Toulouse (La Poste), chaire « développement durable et responsabilité globale des organisations » de l’ESC Bordeaux (Suez Environnement)…
Enfin la tendance se retrouve, bien qu’encore naissante, dans les universités. Paris-Dauphine a ainsi lancé sa chaire « Finance et Développement Durable » avec EDF et le Crédit Agricole pour partenaires.
Des entreprises en quête de nouvelles compétences
Ainsi le développement durable devient objet d’enseignement et de recherche, au sein des plus établissements les plus prestigieux. Le développement de cette nouvelle offre et la rapidité des entreprises à se saisir de ce sujet à travers leurs actions de mécénat pose bien sûr certaines questions. En particulier : développer cette offre de spécialisation en matière de développement durable oui, mais pour quelle demande ? Les entreprises impliquées dans le financement de ces chaires sont-elles en voie de se transformer au même rythme ? Comptent-elles, elles-mêmes, acquérir un niveau plus élevé d’expertise en matière de développement durable ? Au vu de leurs efforts financiers pour financer cette évolution des formations, les perspectives de changement s’annoncent très prometteuses… à moins que ?
Financement de chaires : un partenariat gagnant-gagnant ?
L’investissement n’est certainement pas indifférent aux gains en termes d’image. Contribuer à la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs et de managers sensibles aux problématiques du développement durable relève également d’une opération de communication externe très efficace, et conçue sur mesure pour toucher et séduire les futures élites appelées à rejoindre un jour ou l’autre les entreprises mécènes.
Si les rapprochements entre entreprises et monde universitaire posent avant tout la question de l’indépendance de l’enseignement et de la recherche, de nouveaux paradoxes peuvent se faire jour :
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La stratégie de mécenat tournée vers l’image : l’entreprise qui soutient une chaire consacrée au développement durable peut espérer en tirer bénéfice pour son image, en particulier auprès de la communauté étudiante. Peu impliquée par ailleurs, elle peut se voir reprocher le décalage entre ses activités réelles, et l’image affichée d’une entreprise durable ( greenwashing).
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La stratégie de mécénat tournée vers la réponse aux besoins de l’entreprise : pour certaines entreprises le soutien à certains champs d’enseignement et de recherche vise à investir sur des réponses futures à des besoins aujourd’hui non satisfaits, en termes de compétences, d’innovations, etc.. On peut alors créditer l’entreprise d’une réelle intention d’intégrer le développement durable… mais aussi lui faire reproche de son interventionnisme dans le champ de la formation et de la recherche.
Pour l’heure, la création de chaires dédiées au développement durable semble surtout illustrer les vertus d’un échange « gagnant-gagnant » entre entreprises et universités. Quand les unes sont en quête de financements et s’attachent à adapter leur offre de formation aux besoins du marché du travail, les autres trouvent dans le financement de chaires de développement durable un vecteur de communication mais surtout une opportunité de préparer, en amont, les changements qui les attendent. En premier lieu, le développement d’une culture du développement durable dans les entreprises.
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décembre 3, 2010
10
2010
L’intelligence collective au service du développement durable
Alors que le participatif semble être devenu l’un des nouveaux paradigmes des politiques publiques, le voici qui fait son apparition dans un tout autre domaine… celui de l’innovation et du développement durable.
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Dans un cas, la participation est une question de principe : c’est et ce doit être le mode de faire des politiques publiques, qui désormais cherchent à puiser leur légitimité dans la parole citoyenne, et les besoins exprimés par la population au quotidien.
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La « crowd innovation » à laquelle ont recours les entreprises, est peut-être moins une question de principe qu’une question de performance… En sollicitant les idées de tout un chacun, les entreprises espèrent bel et bien trouver l’idée pépite, qui pourrait donner naissance à de nouveaux produits, tout en redorant – au passage – leur image.Â
Open Planet Ideas : Sony lance un appel à idées…
Le lancement par Sony de l’appel à idées Open Planet Ideas illustre en tous points cette tendance : une plateforme participative sur laquelle déposer des contributions sous formes de textes, photos ou vidéos, un concours à l’issue duquel l’une des idées sera testée comme prototype, et enfin, une opération de communication efficace sur les efforts de développement durable menés par l’entreprise.
… en partenariat avec le WWF
En lançant son appel à idées sur le thème du développement durable, et en s’associant pour cela avec le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), Sony fait d’une pierre deux coups : afficher son ouverture et sa modernité en passant le cap du participatif, et relayer son image verte auprès de tous les «participants».
Le défi lancé aux internautes ? Trouver et partager toutes les idées possibles pour permettre aux produits de la marque réduire leurs impacts environnementaux. Mieux encore, les idées lancées par les uns peuvent être améliorées par les autres, jusqu’à devenir, réellement, le produit de l’intelligence collective.
A l’issue des 5 mois laissés aux internautes pour faire fructifier leurs réflexions, un jury tranchera en faveur de l’un des projets. Son « créateur » sera alors invité à le tester aux côtés des équipes Recherche et Développement de Sony.
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octobre 11, 2010
09
2010
Tribus versus multinationales : quelles stratégies pour renverser le rapport de force ?
Trois tribus, trois continents, trois cas de luttes a priori-désespérées et qui pourtant, ont su attirer l’attention des médias nationaux et internationaux. Ces trois histoires se font écho, et semblent s’articuler autour d’un seul et même scenario : une terre occupée par une tribu depuis la nuit des temps, des ressources insoupçonnées attirant la convoitise de très grandes entreprises, un combat qui semble perdu d’avance entre David et Goliath. Et pourtant…
Trois histoires parallèles….
Ces trois histoires parallèles se déroulent en Australie, en Inde et au Brésil.
En Australie, la tribu aborigène des Wonghata tente de défendre ses terres face aux géants du nucléaire Areva ou BHP Hilton. Leurs sous-sols en effet, regorgent d’uranium…
En Inde la tribu des Dongria Kondh voit son environnement menacé par le projet d’exploitation de mines de bauxite, qui serviraient à alimenter les usines de production d’aluminium de Vedanta.
Au Brésil, plusieurs tribus d’indiens Kayapo redoutent la construction d’un immense barrage sur le fleuve Xingu. L’ouvrage projeté par le consortium Norte Energia est destiné à devenir le troisième barrage du monde par sa capacité de production électrique, mais pourrait également engendrer des dommages irréparables sur l’environnement.
…mais trois stratégies différentes
Si la disproportion d’influence et de moyens semble d’avance condamner les revendications portées par ces tribus, la lutte s’avère finalement bien plus incertaine que prévu… Comment ces causes locales ont-elles acquis l’attention des médias, et trouvé des relais d’influence à l’échelle nationale et internationale ? Quels facteurs ont pu intervenir, et rééquilibrer le bras de fer entre tribus et multinationales ?
En Australie, le sort de la tribu des Wonghata dépend du soutien des partis politiques
En Australie le sort de la tribu aborigène des Wonghata dépend largement des alternances
politiques: en effet, les principaux partis défendent des positions très contradictoires sur le sujet. Le Parti Travailliste s’était engagé dès les années 80 à proscrire la mise en exploitation de nouvelles mines, politique qu’il a menée fermement dans les états où il avait le pouvoir. Mais en 2007, il infléchit sa position en se ralliant pour la première fois aux Libéraux au pouvoir, favorables à l’exploitation de nouvelles mines.
Bien que certains états travaillistes s’en tiennent à leur politique de départ en refusant les autorisations, la ligne de clivage s’est fortement estompée. Longtemps protégées par cette politique de véto, les tribus aborigènes voient aujourd’hui leurs causes menacées par un portage politique beaucoup moins systématique de la part des travaillistes.
En Inde, la cause des Dongria Kondh a bénéficié du soutien des ONG, mais aussi des institutions étatiques
Vedanta – 2ème plus grand producteur d’aluminium en Inde- avait pour projet d’exploiter une
mine de bauxite pour alimenter une raffinerie d’aluminium… Problème: la mine en question se trouvait au beau milieu de forêts considérées comme sacrées par les tribus autochtones.L’ONG Survival International, qui milite pour les droits des peuples indigènes, en avait fait l’un de ses combats phares : la mobilisation de ses sympathisants avait donné lieu à l’envoi de plus de 10 000 lettres de protestation au gouvernement indien. Une analogie propre à frapper les esprits avait aussi été utilisée, comparant le sort des Dongria Kondh à la tribu des Na’vi dans le film Avatar… D’autres ONG comme Amnesty International étaient parvenues à détourner un certain nombre d’investisseurs de ce projet, en menant d’intenses campagnes de lobbying.
Alors qu’au niveau local, les autorités de l’Etat d’Orissa restaient résolument en faveur du projet (2,7 milliards d’investissements, emplois et des infrastructures à la clé), c’est finalement au plus haut niveau de l’Etat fédéral indien que le message d’alerte a été entendu.En effet le Ministre de l’Environnement indien M. Ramesh a finalement décidé de geler le projet minier de Vedanta, dénonçant le « choquant et flagrant mépris pour les droits des groupes tribaux » dont avait fait preuve la multinationale.
Au Brésil, la mobilisation s’appuie sur des personnalités charismatiques
Dans le cas brésilien, la mobilisation doit se faire en partie contre l’Etat. Le président Lula a
en effet signé en août dernier le contrat de concession de travaux publics pour le barrage de Belo Monte (Amazonie), destiné à devenir le 3ème plus grand barrage du monde. C’est le consortium Norte Energia, à dominante publique, qui en aura la charge… Comment, dès lors, renverser la situation, et à qui en appeler ?
La contestation bénéficie de la voix d’un leader très charismatique. Raoni Metuktire, chef de tribu des Kayapos, n’en est pas à sa première bataille et a acquis une réelle renommée internationale. Sujet d’un documentaire réalisé en 1977, il devient l’interlocuteur de nombreuses personnalités désireuses de s’engager, comme Sting, qui l’accompagne dans plusieurs de ses combats. Aujourd’hui c’est le réalisateur James Cameron qui décide de venir au secours des indiens Kayapos, en consacrant un documentaire 3D à la tribu Xikrin-Kayapo.
Les causes locales peuvent attirer l’attention des médias internationaux et faire frémir l’opinion publique internationale. Portées par des partis politiques, des ONG, ou des personnalités charismatiques, elles peuvent opposer une résistance plus vigoureuse que prévu à des géants économiques.
Ceux-ci, mis face à la puissance du facteur « émotion » qui joue en faveur des « David », et ébranlés par l’opprobre public qu’attise leur position de « Goliath », peuvent faire la sourde oreille ou au contraire céder et revoir leurs copies en tenant compte des droits des populations locales. Dans les trois exemples utilisés ci-dessus, seul le cas indien peut vraiment être assimilé à une victoire de David contre Goliath.
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septembre 21, 2010






















